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Les violences maternelles - Mères infanticides

Médée, mère infanticide?

La tragédie de Médée a traversé les siècles, les millénaires. On lui a fait dire, faire surtout, beaucoup de choses et parmi elles ce que l'humanité ressent comme le plus horrible des crimes: l'infanticide.
Elle est la fille d'Ætès qui lui-même est fils d'Hélios, le Soleil (3) et de Persé, et frère de Circé. Médée a un frère Apsyrtos. C'est elle qui dirige le culte au Soleil. Elle est aussi prêtresse d'Hécate. Retenons surtout que par sa parenté elle est liée au cycle rural.

Elle est tombée sous le charme de Jason et l'aide à voler la Toison d'or, s'enfuyant avec lui pour la terre inconnue d'Iolcos; dans leur fuite Médée (Jason pour certaines versions) tue son frère Apsyrtos dont les morceaux du corps sont dispersés pour entraver la marche des poursuivants des fuyards.

Jason et Médée

Pélias dupe Jason et ne lui remet pas le royaume. Médée trompe les filles du roi en leur montrant, après avoir tué un bélier devenu agneau vivant, qu'elle peut faire de même avec leur père mais elle n'use pas de la magie promise... La mort de Pélias oblige Médée et Jason a fuir à Corinthe où ils vivent quelques années et ont deux fils. Jason qui convoite toujours le pouvoir saisit l'opportunité d'épouser Glaucé a fille du roi Créon.

Médée offrira une robe empoisonnée à la nouvelle épouse, robe qui embrasera celle-ci et son père avec. Le mythe pourrait s'arrêter là puisque Médée est vengée de la répudiation dont elle a été l'objet et ne risque plus l'exil demandé par Créon mais elle tue ses deux fils. Si ce meurtre est présent dans toutes les versions du mythe la suite varie pour Médée ; pas pour Jason dont le rôle s'achève après avoir été témoin de tant de morts. Médée selon une version est accueillie par Egée qui souhaite un fils qu'elle lui donne et qui est appelé à un destin royal mais quand Thésée revient, malgré les intrigues de Médée, Egée reconnaît son fils, Thésée, et Médée doit fuir Athènes retournant avec son fils, Médos, en Colchide où elle trouve sur le trône Persès son oncle qui avait remplacé Ætès après la fuite des Argonautes; elle le tue et redonne les pouvoirs à son père. Dans une autre version développée par Euripide elle s'enfuit de Corinthe sur le char d'Hélios tiré par des dragons ailés, quittant ainsi le sort des mortels...

Si Médée est le paradigme de la mère infanticide, ses prétendus crimes ne nous aident pas vraiment à comprendre le pourquoi de ce passage à l'acte au cours duquel la pulsion de mort annihile la pulsion de vie ou du moins la rend inopérante. Avant de tenter de comprendre le trajet qui mène à donner la mort nous devons être attentif à la violence contenue qui est portée par celles et ceux qui se positionnent comme "étranger à l'acte", s'octroyant la place du juge ou plutôt du censeur à défaut de celle du bourreau! Il est "rassurant" de localiser l'autre pourvoyeur de mort !

On a souvent expliqué la mort des enfants de Médée par un rejet envers l'étrangère; rejet, proscription, voire vengeance du peuple de Corinthe qui aurait ourdi le crime, en accusant la mère... On notera que deux camps sont repérables chez les récepteurs du mythe: ceux qui tiennent à exempter la mère en chargeant le peuple et ceux qui accusent la génitrice.

Pour les uns le crime est possible, pour les autres il est même impensable; nous avons là matière à interrogation: de quel côté sommes-nous? Rappelons que nous recevons alors le mythe selon la trame qui a traversé les siècles mais que certainement, pris dans le logo, nous oublions la part archaïque de l'héroïne, là où, nous le verrons plus tard, se repère le pourquoi de l'acte mortifère. Je tenais ici à rappeler l'in-objectivité quasi maximale dans laquelle nous nous trouvons quand naissance, avortement, infanticide nous sont présentés.

L'alliance dissymétrique entre pulsion de mort et pulsion de vie est en permanence présente dans nos vies. On sait combien les partisans et opposants à l'avortement, quand ils sont dans l'excès, utilisent ce terrain pour exprimer -parfois, sinon souvent, à l'envers-leur choix éthique. Je n'aborderai pas ici cette problématique pour axer nos interrogations sur l'infanticide immédiatement post-natal et sur l'infanticide perpétré sur des enfants parlants.
Infanticide post-natal

Il s'agit ici de présenter quelques cas d'enfants nés vivants et dont la vie a été activement stoppée dans les minutes suivants la naissance mais aussi d'enfants exposés à la mort faute de soins post-natals. La grossesse ayant été niée, les signes extérieurs et cliniques, peu ou pas révélateurs, joints à un contexte familial (ou entourage social) atone ou inexistant permettent d'ignorer la future naissance. Quand celle-ci à lieu.

Sans qu'on puisse parler de la conséquence d'un drame familial, il convient ici d'évoquer la mort des enfants de Magda et Joseph Goebbels. Hitler et son épouse Eva se suicident le 30 avril 1945. Le lendemain Magda Goebbels habille ses enfants de tenues blanches et leur donne d'abord un somnifère. Endormis, elle leur met des ampoules de cyanure dans la bouche et tue Helga (12 ans), Hilde (11 ans), Helmuth (9 ans), Holde (8 ans), Hedda (6 ans ) et Heide (3 ans). Joseph et Magda Goebbels montent alors au jardin du bunker. Goebbels se suicide par un coup de feu; Magda, par une ampoule de cyanure. Sur ordre de Goebbels, les deux corps seront brûlés par des officiers SS.

Si dans l'infanticide post-natal, j'ai soutenu que la pulsion de vie semblait ne pas être advenu et que la pulsion de mort était annihilée, a contario le cas de Magda Goebbels les exacerbe. Alors qu'elle occupe le rôle de mère exemplaire et que, certaines vidéos que j'ai pu visionner, en témoignent, les apparences d'une "heureuse" famille sont données à voir. Nous sommes là devant un cas d'idéalisme fanatique qui ne peut se remettre de l'échec entraînant l'ablation complète de la pulsion de vie dans la destruction sans faille, totale.

Dans la détresse du meurtrier, de la meurtrière, qui tue ses enfants, on peut entendre à l'adresse du conjoint: « Je ne veux rien voir subsister de ce qui a fait lien avec toi. » Dans le cas particulier de Magda Goebbels cela pourrait se traduire par: « Je ne veux pas que vivent mes enfants dans un monde que je redoute et qui n'est pas celui pour lequel j'ai oeuvré. », position inébranlable du fanatique. Mais ne nous y trompons pas Magda Goebbels avait à plusieurs reprises donnés des signes de ce que l'on avait alors appelé "dépression"; il s'agissait d'une femme dont l'ambition provoquait la fuite en avant. On peut dès lors se demander quel était son investissement maternel hormis celui du paraître; ses enfants avaient-ils été investis au delà de la première lettre de leurs prénoms "H" qui symbolise l'époux mythique , Hitler... Qu'en était-il de la pulsion de vie lors de l'engendrement? Cette question est applicable à tous les meurtres d'enfants par l'un ou l'autre des parents mais il est exact qu'elle prend un caractère particulier concernant les mères meurtrières tant la pulsion de vie a pu pendant neuf mois laisser le désir prendre place au sein même des réactions corporelles de la génitrice. Si tant est qu' "il n'y a de père qu'adoptif" (Françoise Dolto) celui-ci n'investit pleinement son rôle et sa relation avec son enfant qu'avec l'apparition du langage. Même la jalousie et l'exécration du conjoint, ou de l'ex-conjoint, est très (trop) évoquée pour expliquer la cassure dans la relation triangulaire; on ne saurait s'y arrêter qu'un bref instant car c'est du côté de son désir d'enfant qu'il faut chercher ce qui a été carentiel et reconnaître que la pulsion de vie n'opère pas selon la même intensité chez chaque individu.

D'après http://www.aiempr.org/pdf/7-AUQUE_001.pdf

Il convient aussi de présenter en quelques lignes l'histoire de Magdalena, au travers des approches effectuées par de nombreux historiens et recoupements avec les faits historiques les moins contestés.



Date de création : 19/09/2010 @ 03:07
Dernière modification : 23/09/2010 @ 10:23
Catégorie : Les violences maternelles
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